Au diesel gris d’un jour sans ciel

La neige de flots humains dans un temps nul
Et dont l’épaisseur seule assure la tenue
Dans l’espace
Est un bien intérieur à mon sentiment
Animé de toutes les intentions secrètes,
Et des rives de ce fleuve un renaître
Sans la berge qui me tient en passant.

Cette fontaine de gènes d’où jaillissent les possibles
La source où puiser le liant de
La vie dedans
La vie dehors
La peau du regard par où passe l’attirail coupant
De foi et de désirs
Imparfaits.

Nous sommes à la pointe de la richesse
De cette fantastique voie humaine
Du néant nous ressource d’y plonger
La pensée qui s’y trame

Échéance aggravée le rêve qui la perçoit
Est habitude lectrice des séries
Et des réels rejoués des poursuites.
A son chevet de pierre une entente
Sans fière allure et des pas
A la berceuse des ses jours,
Une voie de lierre que la mémoire emprunte
Dans des rêves en versant
A toute la sympathie des faunes
Les averses des pluies printanières
Qui s’y trouveraient retenues
Sous les appentis des jardins
Suspendus à ès filins de joie

La tendre chaleur de l’astre et qui nous cerne
Entiers dans son orbe de Justice
Et la trace du Verbe qui l’accomplit
Sur les murs de la cité parcourt
De la flèche qui nous retient
Du désespoir le présent du passé.
Une retenue s’engendre de cela.
Lui incombe une prière
Des émois dans le creux des bras
Une mémoire qui parsème
Les pétales de pierre de petites fleurs
Attendries dans les suspensions du temps.

Vitesse dans les soudains,
Entreprise de tenir des distances
Sans évanouir les passés,
Une fissure s’organise et la lumière
Y passe la tension de s’y tenir respirée.
Nous avons retenu le souffle d’hier
Au plus heureux de la force de naître
Notre souffle n’avait pas de pourquoi.

Ne retiens aucun espoir de retour
Le renaître est un fruit à l’incessante matité
Inaccessible à l’effroi
De se savoir à l’Être du manège ontique
Et, rudesse des virtuels dans une vallée de pareils
Divergents d’une constance usée de tuiles,
La fête à dériver cette échelle de tomber
N’engendre pas de saison à la fenêtre
Ne formule aucun souffle à redire
N’affecte pas de repli
Ni ne montre plus jamais d’abois.

Corps et esprit se censurent l’un, l’autre
De se voir évanouis d’un iota
De n’être accordés
Sur nulle formule de conciliable,
Et il advient ainsi que toujours
La terre s’ouvre et assène
Le soir des uns, la matinée des mêmes
A la rouerie d’un tissage incertain
Une bière à tout rêve
Que ne croquent les aspirants.

Pour tant de veine à le comprendre
Flirtant avec les ages,
Et je prie de nous tenir ensemble
A la bataille lancés de nous savoir
Justes et peut-être, de revenir
De cette bruine d’étoiles
Rengoncés d’un amas de pulsations
Alités au sofa de tant de précipitation concrète
Rappelés à de l’essence encore
Et derechef
Assis là à nous contempler
De distance et de suavité.

Je sais que la loi est fidèle
Et je voyagerai dans les sphères mais
Plus jamais au péril de ès pas.

Nous tombons.
Chute de toute chose
Dans un relatif
Néant particulier.
La vérité des simples
Est une rencontre de beauté ;
manque-t-elle?
Vous n’y êtes donc.

La chute des corps au temps de pluie
De l’Être au surplus de la solde
Dérisoire évasion de substance
Dans les lointains de trouble
Déserté des dévastations nouvelles
L’ensemble certain de cette pierre
Prime
Le marbre à la danse des sentiments
Où le corps tendu conte
Des joies et ses trépas en grand,
Les heures meubles et bleues
De la veine principale
D’un alcool sans haleine
Que l’incendie rachète
Cependant à chaque fois.

This entry was posted in 1. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Connecting to %s