Ex Voto

Notre richesse s’écrit haut informelle et libre
Nécessaire science des pères et la fuite, quand abolis
En faisceaux de saisir, volute céleste, sapience du Temps,
Universel sentiment, nous voilà rafraîchis par la plante
Des pieds à la tête, nervure découpée dans le tissu
De l’étoffe taillée sur mesure, souples et prestes,
Civils et lumineux, lestes du noir mat aux plus vifs motifs,
Exaltant du plus profond, émanant l’être ensemble,
Le concert des voix de tête averties de l’ailleurs à vivre
Le symbole de la Babylone, tous les liens des épiphanies,
Les revenantes, fuyantes heures et fières, dépouillées
De nos éclatements le front documenté des foudres,
Déprise des plantes voûtaires, battements dans les tempes
Intuitives prises de concepts, empoignées de sens à l’œuvre,
Du déploiement de tension dans l’être, l’appétit, de préhension, l’attrape,
De l’esprit la prestidigitation des gestes, l’assurance de la Théorie,
Majeure infrastructure des bulles, prescience du pilotage des ballons,
Phénix de planeur en planeur, vol permanent des chevaux des rêves,
Préliminaires de siestes, massages d’experts en transport,
L’échine de ciels à vivre, l’échelle du temps intensifié des clercs,
Le bouquet sincère d’algues au rivage de sable de la Création,
Fine nacre de chair délectable de nos spires spirituelles,
Sel des recueils d’enfantillages espiègles à revivre,
Faunes indomptés des foules au sciemment du festin,
Du Conatus ferme dans le lis des plumes ,
Nous sommes

Le corps sain de l’esprit

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La Muse

Elle se tient dans l’embrasure de la porte,
Ses baskets vertes, son cuir carmin,
Son sac à dos. Elle est en vadrouille,
Elle pleurniche un petit peu, presque plus,
Je crois qu’elle est folle
Mais non c’est la pièce qui veut ça,
Elle mugira de colère, enfin, presque pas,
Et puis nous allons bavarder,
Plus tard je lui tiendrai le bras,
Nous marcherons de privilège concert,
Vers une soirée qu’elle animera.

Elle me contra ses tendresses, ses effrois,
Je lui donnerai du pourquoi pas, du hélas,
Toute la jeunesse que je n’ai pas.
Elle n’aura plus peur de se fâcher,
Ses mines sauront se taire,
Une sagesse neuve la surprendra,
Quand elle aura mélangé ce qui vient
Avec ce qui ne viendra pas.

Elle me croira centenaire
Que je n’aurai pas cinquante ans.
Elle me croquait déjà,
Longtemps avant que je ne lui montre
La folie qui lui plaît tant, tout de même,
Sous les reproches, un air de liberté
Qu’elle vient chercher chez moi.
Elle me moque en superbe, en battu
Et en monstre, en cimetière, en caverne
En caniche et en ogre, et gentiment,
Elle oubliera et pourtant elle ne tombera
Pas dans mes bras.

Son auto, son astro, son frérot,
Des états d’âme en prairie, des danses,
Et une bulle d’imaginaire de je ne sais quoi.
Elle parlera de la mort de son père,
De sa vieille mère et de son roi,
Elle insistera sur le nerf, sur la folie
Qui ne la fréquente pas si assidûment.

Elle écrira des comptines,
Des histoires pour les grands,
Elle poursuivra son méchant
Appétit de mourir ou bien de faire
Semblant, puis son pantalon à pince
Passera sans épisode à tailleur,
Sans escarpins, elle fleurira
De mystère en mystère,
Dans ses pièces et selon l’enfant,
Suzanne jamais ménagère,
Pratiquement dingue mais pas tellement,
Qui mange la vie comme une pomme,
Sans oublier les pépins,
Avec son joint ouvert dans la fleur du pays
Et mille carnets volants,
Ou noter ses débordements :
“Ca va êt’ la guerre”, J’vais mourir à trente ans”,
“J’te dis que j’ai le cancer”, “La lune ça fait pousser les dents”.

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Au diesel gris d’un jour sans ciel

La neige de flots humains dans un temps nul
Et dont l’épaisseur seule assure la tenue
Dans l’espace
Est un bien intérieur à mon sentiment
Animé de toutes les intentions secrètes,
Et des rives de ce fleuve un renaître
Sans la berge qui me tient en passant.

Cette fontaine de gènes d’où jaillissent les possibles
La source où puiser le liant de
La vie dedans
La vie dehors
La peau du regard par où passe l’attirail coupant
De foi et de désirs
Imparfaits.

Nous sommes à la pointe de la richesse
De cette fantastique voie humaine
Du néant nous ressource d’y plonger
La pensée qui s’y trame

Échéance aggravée le rêve qui la perçoit
Est habitude lectrice des séries
Et des réels rejoués des poursuites.
A son chevet de pierre une entente
Sans fière allure et des pas
A la berceuse des ses jours,
Une voie de lierre que la mémoire emprunte
Dans des rêves en versant
A toute la sympathie des faunes
Les averses des pluies printanières
Qui s’y trouveraient retenues
Sous les appentis des jardins
Suspendus à ès filins de joie

La tendre chaleur de l’astre et qui nous cerne
Entiers dans son orbe de Justice
Et la trace du Verbe qui l’accomplit
Sur les murs de la cité parcourt
De la flèche qui nous retient
Du désespoir le présent du passé.
Une retenue s’engendre de cela.
Lui incombe une prière
Des émois dans le creux des bras
Une mémoire qui parsème
Les pétales de pierre de petites fleurs
Attendries dans les suspensions du temps.

Vitesse dans les soudains,
Entreprise de tenir des distances
Sans évanouir les passés,
Une fissure s’organise et la lumière
Y passe la tension de s’y tenir respirée.
Nous avons retenu le souffle d’hier
Au plus heureux de la force de naître
Notre souffle n’avait pas de pourquoi.

Ne retiens aucun espoir de retour
Le renaître est un fruit à l’incessante matité
Inaccessible à l’effroi
De se savoir à l’Être du manège ontique
Et, rudesse des virtuels dans une vallée de pareils
Divergents d’une constance usée de tuiles,
La fête à dériver cette échelle de tomber
N’engendre pas de saison à la fenêtre
Ne formule aucun souffle à redire
N’affecte pas de repli
Ni ne montre plus jamais d’abois.

Corps et esprit se censurent l’un, l’autre
De se voir évanouis d’un iota
De n’être accordés
Sur nulle formule de conciliable,
Et il advient ainsi que toujours
La terre s’ouvre et assène
Le soir des uns, la matinée des mêmes
A la rouerie d’un tissage incertain
Une bière à tout rêve
Que ne croquent les aspirants.

Pour tant de veine à le comprendre
Flirtant avec les ages,
Et je prie de nous tenir ensemble
A la bataille lancés de nous savoir
Justes et peut-être, de revenir
De cette bruine d’étoiles
Rengoncés d’un amas de pulsations
Alités au sofa de tant de précipitation concrète
Rappelés à de l’essence encore
Et derechef
Assis là à nous contempler
De distance et de suavité.

Je sais que la loi est fidèle
Et je voyagerai dans les sphères mais
Plus jamais au péril de ès pas.

Nous tombons.
Chute de toute chose
Dans un relatif
Néant particulier.
La vérité des simples
Est une rencontre de beauté ;
manque-t-elle?
Vous n’y êtes donc.

La chute des corps au temps de pluie
De l’Être au surplus de la solde
Dérisoire évasion de substance
Dans les lointains de trouble
Déserté des dévastations nouvelles
L’ensemble certain de cette pierre
Prime
Le marbre à la danse des sentiments
Où le corps tendu conte
Des joies et ses trépas en grand,
Les heures meubles et bleues
De la veine principale
D’un alcool sans haleine
Que l’incendie rachète
Cependant à chaque fois.

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Au Désert de Sable et d’Albâtre

L’Unique le texte l’Autre
Réel à sa rencontre la marche

Rester chez soi : sortir pour
Alléger le temps des Pourparlers.

Veillées de bien entendu
Comment ne pas prendre
L’entretien co-interrupteur
Pour un trou de ver
Pulsant du centre galactique?

A tort car
Nous ne sommes que vos désirs
Humains
Et non Désir de Vous, ni tous.
(ainsi que des sérialistes insistent]

Les Voisins Jeunes plus Jeunes encore
Et turbulent. Du verbe et du crachat.
Et Nous Verbaliserons affables courtoisies
Messieurs!

Leur méfiance Nôtre
A Leur égard de Nous?
Mais non simple
Notion de protection
De ce que Nous considérons
Nécessaire à l’entretien
De nos mémoires –

Et le puits donc!
De cette insupportable habitude :
Les Sapiens Sapiens se commentent
Sans s’entendre!

Nous ne sommes Sapiens Sapiens.
Mais Sapiens trois fois hélas.

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Here It Is

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Pizzicato

Un poème de Maëlle

Air mélodieux,
sous les idylles de germes ignorés,
les notes valsent sur le piano à queue,
un paradis enfin trouvé.
Juste droiture du son,
un naturel parfois envié,
force divine et bon tempo,
Léonova danse comme une sylphide,
sur la scène du théâtre de Venise.
Éloquence des notes,
géant de la créativité,
nous sommes dans la chair d’un artiste fort imprenable…

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Cash

Nous fûmes trois cela ne
marcha pas fort mais
une étincelle de joie
parut lorsque de nous
reconnaître amis
naquit autre forme une
de deuxième catégorie
essentielle je signifie :
invisible davantage
Un grand silence se fit.

Nous ne connûmes pas
de nom seuls sur ce radeau
de terre au milieu des parpaings
d’interruptions et de neige
éternité de quart d’heure
sans reste sauf
misère de la richesse absolue
nos quelques temps-là
au si de la possibilité
du silence obtenu de grâce

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Israel ouvre les archives de la boite à collabos en 2015 — bon courage

La France mat en deux coups
http://ilouella.files.wordpress.com/2010/07/img_6767.jpg

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EDIT : Le Camp 14 juillet 2010

Le Camp 13 juillet 2010 - France

EDIT : raw conversation with the idea of a bettering on both sides of ALL walls

“[02:49]

http://www.jpost.com/International/Article.aspx?

id=181319 : on the one hand the fact that women are

oppressed in families where men take the religious affairs

to a strict level — on the other hand the absolute evidence

of the freedom denied and, the possibility of the terrorism

to come | this law is unconstitutional and will be rejected

as such by the institutions and by the European

government | without any intention to show what is not,

the least one can say is that the bill, voted mainly by the

conservative forces, is destined to be the ground of the

presidential vote of 2012, as it were the case in 2007 when

the future President, long former Interior affairs ministry,

used all of the racism enticements to gain the votes of the

2 to 3 millions of ultra-nationalists fanatics
[02:52]

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/201007

13.OBS7090/un-defile-de-criminels-sur-les-champs-

elysees.html Just heard from the radio a testimony of an

African military saying “The language I speak is not mine

I am very proud to participate to this 14th of July in my

colonial country” … he said it all let’s hope there will be

no issues and may the memory pass on!
[03:07]

http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/39122/ the

situation is critical for many of them who had to survive

in occasions where they had to kill or who witnessed

murders. The main problem is that they tend to gain the

sense of a Justice that cannot give way to forgiveness as

they were given no choice at the time when they had to

sacrifice part of themselves to cope with the events they

were to face personally, even if it was in the nam of the

Nation and for a reason they had chosen at first.
[03:09] Human being is, may be fascinated by the

cadaver he/she is/was/will be – yes it is definitely possible

to a living person to approach in good condition to

approach the apoptosis so closely that he/she realizes the

impact on his/her body and mind, of the deliquiescence
[03:13] the idea to cure them would be imo : 1)

these have learned to gain a good capacity to instantly

figure out the true stakes of a critical situation : why not

instruct them to learn to pacify the cities where they are –

this is what they tend to be naturally anyway as ptsd are

among the most difficult pathologies to cure if not taken

immediately under a medical survey as we can see with

children etc. – teach them elements of law, pathology,

medecine, science, offering them the opportunity to be who

they were : survivors that is, people who reacted with

excellent reflexes in order to protect what they had, a

living body and soul
[03:19] 2) as it is shown by many studies about

IQ, EQ and such measurement tools, the fact to teach a

person who have alledgedly lower results, the simple

investment in education is able to turn these cases into

normal and even excellent situations with relatively

minimal efforts – for instance, popular universities

delivering valid diplomas would help these veterans to

regain confidence, sense of sociality, and the VA could

run onto this axe : give back to them what they have been

looking for in military careers so that it can be turned a

benefice for the civil life : good teachers, good parents,

good neighbors, natural security frames within the city,

good social workers, good artists, good thinkers, political

militants of the turn they had received from this second or

third chance schools managing the wealth they represent

to the society all in all
[03:22] 3) over time and wars getting more

professionally oriented even, the ptsd situation would

regress and more of the people involved in these factual

occurences would see their existence valued and would

feel the resurgence of the episodes of stress less and less

often
[03:25] if one think about the fact that the

worldy population is very young and has suffered in its

younth, specially in Africa where irresponsible policies

have made the worst happen too often – a child with a

kalachnikov is not really a beauty of this world – there is

a kind or emergency to stop the source of this form of

misery that tends to reproduce the war facts and the

calamity from a generation to another or at the third

generation – these issues are well known and documented
[03:30] 4) a massive distribution of books,

broadcast of well pondedred educational programs on

radio, the spreading on the Internet of legal Hubs socially

and “knowledgely” oriented would benefit the local

economies, reduce the exploitation and oppression – all

this could be done with minimal investments by the will of

the Allies to bypass in this sector the tragedy of the

priming markets – this is where politic can offer a start, a

jump in quality that markets will never bother to envisage
[03:36] all this as a global policy decided within

the international instances such as UNESCO, UNICEF, UN,

and also these summits that tend to serve only a cold war

endless negociation, G8, G20, tomorrow G200 why not

towards the United States of the World don’t laugh or

please laugh it is a good news :) – as a duty to take the

measure of the fact that the world is very young and will

would end soon if the consciouness comes not to us and

them that, we are the old XXth century and it is about to

organize the XXIth, the XXth, and so forth, so that people

don’t necessarily have to be parked, killed, deported or

fueled by the thirst of future vengeance and the

catastrophe cortege of the repetition of the traumas
[03:46] 5) a final word concerning medication :

most people with conditions are not afraid of the fact that

sanity is the human nature as it is able to repair and cope

naturally with most of the common damages. The way,

since the antique Egypt, the sanity is confiscated by an art

taken to the status of a “science”, namely medicine, is

hiding a major fact statistics show however constantly

since they exsist under the label nosocomial disasters : the

health systems kill much more people than they save. There

are always several understanding of a situation and if

one considers the fact that entering a hospital means, very

often, entering a deadly circle that will ultimately end by

the production of a cadaver, one can consider the

opportunity to – not reduce the number of beds in the

medical system – simply to delocalize the beds within
[03:48] (part of the sentence were rejected by the

script – the server had it, nm)
[03:48] to delocalize beds within the homes of the

people
[03:49] starting with the education in our

schools of elementary principles or medecine for instance

the cell the body the mind the viability the risk the delay

the incubation the expert analysis etc.
[03:50] this way older people wouldn’t have to

suffer from the medical system any longer or the least if

possible
[03:51] they would live healthier and would die

more naturally knowing about how when and why, having

the cursors and the parameters to their knowledge and

appreciation
[03:51] to end about specific ptsd situation : if

the person is not yet able to understand the pathology he

is sufferering from, explain
[03:53] if the person is declaring suffering from

the extra symptomas of the medication, consider the

resurgence of a ptsd within the ptsd : discuss and find

someting else as a treatment
[03:55] if the person is unwilling to discuss, let

the liberty and freedom be! the constitution is

guarranting the freedom! and inform, consider, address,

deliver samples, information letters, – this is the idea and

the main difficulty at the same time
[03:55] if the person is showing dangerous

behaviour, well … freedom is or, there is no pathology
[03:55] period
[03:58] This last point is what is mainly forgotten

and bypassed in Europe within the laws and project to

come dedicated to a normalization forced by the various

authorities, police, brute force! – and this is the object of

the call for a relief and a vast negociation about what we

want as a society (sorry to insist)
[04:01] there are circles that cannot be broken by

the current proposals : trauma, stress, living in the street,

police brutality, substance abuses, violence, trauma, stress,

living in the street, police brutality, substance abuses,

violence, trauma, stress, and so on
[04:03] the paradox is that : in the mind of the

ptsd victim, the person remains a victim – and in the mind

of the (mostly) local authorities, he is the violence to

sacrify on the altar of personal issues themselves

considered as ptsd issues from a study point of view (all

this is documented no need to extrapolate)
[04:06] so that the breaking of the circle only

appear to be a good of the offer itself that is : authority

forces have to be educated to the studies – vast program

indeed and, a necessity somehow, less guns and taesers,

more social sciences – and as we said the good situation

could be amorced by employing educated veterans to the

accompagnatin of the actual forces to begin to make every

one understand that, war is over, civil war at least
[04:10] towards this direction several cultural

facts could help understanding the problematic, such as

studies about the art movement called relational arts and

starting from Indonesia with R. Tiravanija who proposed

at the time a few years before the end of the XXth, to

organize workgroups and workshops getting the

participants involved into the party that was the ultimate

opus of the art form considered.
[04:11] thanks to Junko Hikita and her teachers

for the discovery of many of the forms of this movement

which is still alive and taking its backgrounds in the work

of Gordon Matta-Clark at the times in the NY of the late

60ies
[04:13] the movement was said to be failing as

the most attached to fighting, the critics, found the

workshops to be annoying that is, lacking the sense of

mockery and ultimately to translate this into the civil

society, and absurdly, lacking the sense of “blood” ..
[04:15] and there are several ways to intricate

the social work with relationships : mainly two, either one

considering the notion of security and enforcement —

either another one considering the good will of the

workshop in itself to populate its own area of being

together and maintenance
[04:17] so that, in our ptsd study and about to

shorten the debate, the force always fails because the

feeling of the people of being together is always stronger –

and the participation without the help of the “social”

aspect of the security is always a way of control, what

control people do perfectly understand and realize the

limitation of and the aim, and tend naturally to bypass,

overwhelm, or destroy like sabotage
[04:19] such as the way to obtain better results is

mostly about declaring the idea the aim and the

problematic to the people in question – which is not done

in Europe as said insistantly as mainly the interests are

always hidden by the false pudor of the reality …

corruption and fraud …
[04:20] this has not to be in the USA we would

like to live with, nor about the necessary opening of the

Gaza Strip, nor anywhere else by all means of success
[04:20] _ “

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Respire

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Gare de l’Est

Gare de l’Est

Puisqu’il faut vous l’annoncer et que d’ailleurs il est impensable que même en sachant toute la vérité vous ne retrouveriez pas la moitié de votre vue, l’annonce sera faîte aujourd’hui sans tarder. Avoir du retard est un délit d’éthique, il faut que tout puisse être synchronisé de sorte que les ondes s’harmonisent en un mouvement, comme on tourne autour d’un rond de bosse. Cette parfaite harmonie serait-elle le résultat du souvenir, c’est-à-dire l’exercice de repenser le passé ou la spéculation des vastes et effroyables futurs ou encore la combinaison des deux visions, tant rétrospectives que prospectives, sur l’action au présent ?
Instabilité de l’instantané
Je pose la question à tous ces aveugles sans cannes ni chien, sans repère sinon les rampes métalliques aseptisées qui montent et descendent à travers le labyrinthe urbain et d’une main seulement sentir son grand et immense parcours, sans savoir, sans vouloir savoir où cela les mène. Il est grand temps aujourd’hui que nous la formulions ensemble cette question.
Ainsi je la pose, carte sur table.
Pourquoi n’y a t-il aucun compétiteur guadeloupéen ou encore martiniquais qui dispute le tour de France ? Parce qu’il nous faut un héros, parce qu’il nous faut un être doué et que cela ne peut être qu’un blanc, un bon blanc propre, avec des jambes bien rasées. Or tous, tous sont des drogués pour le spectacle, pour le spectacle que c’est de voir fuser un vélo.
Ce que les aveugles ne pourront jamais percevoir et c’est ainsi qu’aujourd’hui se présente la révélation, cette fumisterie du tour de France mais aussi du football, n’est en vérité qu’une fumisterie générale. Les aveugles sont persuadés avoir vu des choses dans leur écran et que c’est cela la vérité. En 67 le monde entier ( du moins la partie que l’on pense développée et qui avait accès à des postes de télévision ) était rivé devant un écran pour regarder parfaitement aveuglément les premiers pas sur la lune d’une équipe d’astronautes américains, devenue l’icône de la puissance et du libéralisme. La guerre des étoiles entretenues durant la guerre froide a eu pour conséquence l’agrandissement d’un mensonge général, MONDIAL : celui de faire croire communément en la capacité de l’être humain, le Terrien, d’explorer l’espace. Les gouvernements font croire à ces aveugles pétris dans le noir où ils pensent les malheureux y distinguer des couleurs oui que bientôt le Terrien envahira Mars.
Ce mensonge a été flairé par un bon nombre d’entre nous, ils se taisent, peur du noir gelé que les gouvernements nous verse sur la commode, ils se taisent et regardent le noir s’étaler à travers les vitres, ils se taisent parce qu’ils sont seuls à y croire. Et il ne faut pas crier à l’hérésie car je vous le dis tous ceux qui pensent à la grande supercherie MONDIALE n’ont pas tort ils voient le fond ouvert sur l’infini univers dont on ne peut maîtriser ni les fuseaux horaires ni les voieries et encore moins l’é-ther.
Et moi j’ai VU dans un courant astral
D’un coup
D’un seul
MARS

Les arbres à mon arrivée ce sont pliés comme pour me saluer et dans la lumière blanche j’ai respiré l’odeur de sable et de verdure
Ils m’ont révélé l’odeur, la vision, l’écoute, le toucher et le sexe
D’un coup
D’un seul
FOUDROYÉE

A mesure que je découvrais la marche, ma marche, mon pied mon rythme, la respiration synchronisée et les oreilles
Mars s’est réveillée, la peau des arbres s’est retournée à mon passage, une mue transformée instantanément en sable rouge tandis qu’elle tombait verte sur le sol de cailloux argentés.

Les Terriens veulent venir sur la planète de la Justice
Qu’ils tentent, ils ne connaissent pas la force de Mars, ils ne connaissent rien parce qu’ils inventent jusqu’à sa topographie et croient en connaître les saisons
Si les Terriens viennent sur Mars, la planète rouge deviendra feu, sifflera comme un trou où sommeillent des serpents à sonnette

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Le temps des futurs réels

Et la question n’est pas de savoir si l’on peut savoir ce qui va se passer:
tout le monde peut voir savoir prédire ce qui va se passer.

La question est de savoir si, une fois que l’on voit a vu ce que l’on va promouvoir

ce que l’on va engager

ce que l’on va cautionner

ce à quoi l’on va donner ou non voie

ce que l’on va agir pour ou contre

La méthode est simple: il s’agit de se promener dans la montagne

dans la rue n’importe où

et de voir

mais ensuite quelle action: en temps défavorable

en temps de risque, il convient de se taire

de ne pas agir

de ne pas donner voie

de restreindre son ambition à un cacher-là

à un masquer à un taire en effet

d’où la nécessité de ne plus dire

de ne plus rien entamer dans le réel

de laisser l’étain du monde fondre de lui-même

de couler la vision dans le néant d’un abstraire

d’un astreindre à du silence

d’un absenter le temps de la parole

pour laisser la vague de catastrophe s’épuiser

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Foley Room

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De nouvelles visions du monde

Dans nos déboires cependant, cette politesse impossible que seuls des chiens admirent, et des gentlemen, non pas de ne pas se prendre au sérieux, mais encore les autres, dans l’assurance de notre amour les uns pour les autres, de notre confiance perenne, incessamment nous fut un sésame sans discrédit. Et il ne s’agissait pas là d’une forme de connivence brouillonne dans la rupture de ban, de quelque chose de vil ou de négatif du tout, comme à la rue la violence règne dans la familiarité la plus crue, mais d’une noblesse rare qui consistait à ne pas savoir considérer ce qui est entendu pour tel un donné abrupt et fermé, sententiellement abstrait du sens de jouer comme de jouter, mais dans un mouvement de balancier étourdissant la pesée de la valeur de vérité des épreuves du dire, dans l’instant, dans l’histoire, antithétiquement comme par antiphrase, euphémisation ou ornement simple à la possibilité d’un mot dans les possibles de multiples plans qui dévoilaient des sens, des contre-sens, des sens contadictoires, contredits, à contredire, à parfaire, à redire, à dédire, à prolonger d’une contrepointe ou d’un commentaire antagoniquement salvateur, laissant entrevoir des réciproques, des cohérences tantôt et des incomplétudes ravagées d’appendices et de corrélaires, des trajectoires nuendo de commentaires en libre cours jusqu’au rire énorme de comprendre que, sur le fait désigné de notre bonne constitution réécrite ou d’origine, entendement d’enfance, variations saisonnières, moments synthétiques ou d’apories salutaires tout autant que momentané dans ce mouvement perpétuel de la pensée – jusqu’à la mort, nous nous laissions le choix, sans jamais chevaucher que des grands chevaux d’emprunt, laissant les personnes intactes comme les inimprimables calques de ces joutes indemnes, nous refusions toujours de nous en laisser accroire, imposer, dominer de pulsions sérieuses entre nous comme conséquentes et contrevenant à l’obligeance de cette noblesse de tempérament de palabres, passé ce point d’ancrage qui nous définissait dans la vie comme des aléas joyeux, chacun des complexités irréductibles à des définitions, des terminaisons de déterminations, limitatives de nos impossibilités d’intégrer de nouvelles visions du monde, bornes d’apprendre et de rejouer le coup premier de notre évasion du cercle des causeurs, il y avait de cela des lustres, quand nous commençâmes à l’envi de nous-mêmes des mélanges à volonté truquables, pastichables, moqueurs et farceurs, sans prises sur rien autre que celle de nos regards, de nos attentions sans attentes, de nos raisons sans gloire, portées par les vents de la liberté, faisant fi de toute blessure de mauvais aloi, de mauvaise réflexion dans aucun miroir, de mauvaise disposition méchante que nous n’étions pas, dans la certitude de notre espoir. Respect? Et ta mère devant le prisunic en peau de léopard! – Sale bâtard toi-même! Cette politesse extrême qui ne souffrait aucun égard pour des notions si braves que nous les avions déjà depuis longtemps arnachées à nos vestes, dépouillée de toute formalité, sinon ce sens si délicat de servir, plutôt que des traditions ennuyeuses, le but de la liberté, ne fut jamais comprise en dehors de quelques ruses de classe, ce à quoi il nous fallait répondre par du rire encore, et encore, et du charme, afin de faire oublier à nous autres mortels autant que d’autres rageurs, de blêmir de la douleur de rêver sans cesse de nous en laisser tenir le compte exorbitant, dans la boutique de faïence où les gens laissent le plus souvent leurs ambitions morales en dépôt-vente, comme un gros chèques de caution à la banque sociale du prêt qu’elle leur fait de les considérer dignes et graves, combien l’autorité est un sacerdoce bien pénible, et de nous en échapper ainsi avec des révérences artistes qui faillirent tant de fois nous quitter ou nous faire prendre, lorsque nous dûmes conclure par exemple, à un tournant d’époque fameux, à la faillite aussi de nos espoirs, avant que, dans un bref examen de conscience un sursaut nous confia une vision que tout cela, à travers et y compris toutes les nuits ridicules dans les peurs des mortels que nous étions comme tout le reste des animaux, nous n’en avions cure. Non curo. Il nous suffisait de penser que demain offrait encore une heure de lumière vivement joyeuse et civile pour éponger de notre front le souci penché sur toutes ces heures qui ne reviendraient plus. Il y avait, au fond de cette joie qui nous jetait hors du songe chaque matin tout au long de toutes ces années, tellement de curiosité pour l’appréhension décisive de notre dénouement indubitable, que c’était bien dans le plein droit de notre force vive et spirituelle que nous nous ébattions en riant contre toute la vulgarité du monde tel qu’il tournait au plus loin de nos calmes heures d’excellence, lesquelles nous poussions hors de notre empire dormant pour atteindre à la vie de ceux qui sauraient, loin dans un futur, inaccessibles de nous en l’état, nous remercier de notre interminable patiente, comme un héroïsme qui ne nous aurait jamais quitté depuis l’époque où, enfant, puis adolescent, adulte sans conscience du mal qui chercherait à heurter nos vifs argents, nous sûmes par nous-mêmes, moitié de par une appréciable coordonnée d’époque et qui nous avait vu venir au jour indomptés, moitié par une folie qui nous avait dépris de tous les pièges malencontreux des discours de l’ordre, que de nos vies complètes, nous ne serions pas les patiences théoriques, les spectateurs infortunés, les amateurs transis. Il nous suffisait de nous remémorer cela pour nous trouver sans cesse sauvés de ces misères qui nous accablaient par vagues vengeresses et insistantes, sans vraiment nous atteindre dans la distance, incomparable d’exigence et si facile, tout sauf simple, de nous tenir dans cet écart, mais en nous amusant beaucoup au contraire, à mesure qu’elles nous distrayaient de notre effort, et que nous forcions des passants par nos apostrophes désarmantes, à abandonner leurs asservissements et leurs chars. Car si la vie est difficile à l’écrivain, ce n’est pas à mesure de la pénibilité qui le mord, assoiffé à sa table dans d’impossibles torsions des doigts, mais à raison de tout ce à quoi il se sent tenu de mordre à son tour, tant, à la base de son crâne pendant vers le bas, et comme tous les humains mais surement en plus fort, un nerf tient sa revanche à réagir vers le ciel contre le poids qui le penche et l’astreint, pousse ses dendrites contre les axones débiles du temps. Nous étions souvent incompris, beaucoup quittèrent, sans évoquer ici tous ceux qui ne parvinrent jamais à cette éthique, étalés néanmoins sur les tables des libraires ; mais à la faveur de cette méprise qui laisse penser, au furieux métier du monde de nous déranger dans notre oeuvre sans interruption, que le nerf est une part de la preuve de notre appartenance à ce commun qui désespère, qui attend, qui récrimine, qui réclame, qui beugle,, braille, ou taille, des honneurs à son aura, des médailles, des lauriers comme si le nerf du singe lui donnait pour autant la parole, comme si l’injure émanant du sage était sincère, comme si notre faiblesse n’était pas faillible au dehors, comme si cette faute d’en refuser les rubans n’était pas le signe qui nous ralliait à elle de l’intérieur de notre entente, à pérorer contre des gueux que nous nous refusâmes toujours à être, transfigurant tous les paraitre et malgré les constats et procès verbaux d’évidences nulles de non-advenance. Ensuite, il y avait bien un sens, une raison non pas peut-être et principalement dans le grand dehors qui scellait la mathématisation de la langue dans des laboratoires fixes, et irréconciliablement à le profane ; un sens, une orientation plus favorable que tout le polype nébuleux des divers divaguant. Mais, ce sens n’était généralement pas donné dans ce qui se donnait à faire sens, et c’était le plus souvent, la cause de notre optimisme et de notre irréductibilité qui offrait, pour nous le boulevard étirable et meuble comme un sable indénombrable en la totalité de ses grains, la force qui nous coupait des rongements des ,natures tièdes, des volubilités fadasses et des précautionneuses insinuations des prêtres véritables, des dilutions et des divulgations des épigones de tous poils, des, et des attaques des marteaux sans maitres. Sur ce point, il fallut reconnaître que l’opinion des anciens n’avait pas de salubrité générale, et que chacun à quelque degré qu’il y participa, fût-ce à se comprenait comme une orbe totale qui atteignait à l’ensemble, n’était pas évadé pour autant des résidus métamorphiques de ses moires, et des avanies et pataquès qui en résultaient inévitablement. Au plus heureux, la plus profonde descente vers les abîmes traversés de lumière des siècles poussiéreux sur les étagères, pensions-nous, et pour tous les pilotes de quelque long cours que ce fut, oui, une sorte de pugnacité barbare au principe du refus simple de ne pas s’en laisser compter dans le détail des comprendre, des recevoir, et des juger. Il fallait découvrir pour son propre compte singulier comment la machine à réseaux de l’intérieur savait décoder ce que le passager des ans avait engrammé vers de l’avenir, n’engendrant que du passé neutre avant le travail de cette récursivité. De cet effort libre et offert à la problématique de chacun comme une dissertation ne souffrant pas de corrigé d’agrégation stable, naissait le sens que de larges plans de génome dans le commun de natures tournées, sans girouettes et klaxons, vers l’orient du mouvement du monde, amenait à relire comme dans le concert épigénétique un rebours. C’était cette précision de soi, vers quelque époque désarçonnée d’avance par des peurs inutiles, dans le concert d’une réécriture permanente des assises de la pensée, à mesure des nécessités qui l’entrainait, au service non pas de la, mais d’une vérité qui libèrerait le peu qui demeurait attaché à la passion du destin des pierres, à mesure, arrimé à son état, qu’il s’agissait de prolonger à destination du contemporain voyageur, un combat.

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Choral

Impermanence le frais des arbres
près la canopée

Nous sommes en route
embarqués de la roue
marchés du mouvement de la Terre
parmi les astres

La permanence de 900 ans
au carré Toumani
comment l’atteindre
dans un seul cœur sans
le sens de l’aspiration centrale?

Par occlusive, jointure des mains?

Rien n’est plus incertain
que l’existence
au delà du terme bouilloire
de la respiration des astres
mais le souvenir voyageur
haspiré

Et des trous noirs
ne retenir que le sens éthéré
irrespirable et sans orage
d’une physicalité sans concession

Je pelure d’une interface multiple
réceptivité normale de l’être
insulaire miniature de bain d’enfance
pacificité en voie de ré-attribution
généralité sans fard ni vapeur
sérénité, a-colérique d’un toit ravi
à son destin de berger balbutiant
du renvoi à de l’étude par induction.

Décantation du fil espérance
pendu aux coteaux de concrétude
essoufflées des hanches aimées

Sexophone à hanches aimées
redoublement du thyrse en
Tier-ité au jardin zoologique
des manières d’être inanimé
par han! et par hue!
d’aile hétérophile

Une laisse subtile enquiert
l’actionnement désastre
de l’orage dés-enkyste
requis des ombrelles

Et carapaçonnage de métal
mobilise le reste du voyage

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Car Dieu n’existe pas.

Car Dieu n’existe pas. Ma vie durant je suis celui qui aura été l’inlassable questionneur du ciel, celui qui aura contracté une si grande dette envers Lui, à mener des batailles spirituelles en son nom et non sectairement au nom d’une partie de son nom, que je devrais un jour en répondre à n’en pas désespérer. Je suis responsable devant l’Introuvable de mes engagements, moi le fidèle des causes perdues, le promeneur incessant arpenteur de la vie dans les moeurs, et rien ne pourra me distraire, lors que la distraction aura passé le chemin de mon égarement de naguère, de questionner le mémorial dans le ciel. Dieu est d’abord ce narrateur omniscient du roman que personne n’écrit, non pas de ne pas en oser l’esquisse, mais de ne pas pouvoir en tenir les extrémités, que tu entrevoies par bribes dans tes rêves, que parfois tu ressens telle la nécessité qui gravite pour les attirer au sol, les objets lourds que tu vois là-bas, ces rochers immuables, que tu souffles dans un demi sommeil à ta mémoire barrée de l’impossibilité cursive de noter tous les pans de cette figure innombrable de la mathématique universelle des choses, et tant que tu suis la trace de cette impossible épanchement d’encre sur le papier, tu es Sa quête comme Son environ, tu es Sa nuée, l’assurance qu’il se tient sous ton ombre et sur la tête de ta tête ne te quitte plus, Il formule tel une force sans fin qui s’instruit de tes échecs, de tes doutes, de tes éclaircissements. Tu trembles? C’est le thermostat de Dieu qui se règle à ton image. Tu aimes? et c’est Lui qui ronronne, tel un gros chat dans tes râles, animé du seul être de se tenir sous ton front. Tu pleures? Il a raison de mouvoir ton esprit car le monde est navré bien davantage que toi, il est bel et bien que tu songes à recueillir les âmes en leur tribulation. Mais voici que tu maudis? c’est le grand livre qui s’ouvre, et le style qui te note un destin à venir, dont tu ne sais rien mais que tu peux craindre tant que tu n’as pas repris le sens de cette Présence et la nécessité de te taire, dans le bain de ton agir, à une dimension qui ne se cache plus même, une composante de ton ordonnancement dans ce monde, pour le monde, à la faveur de ce dernier. Encore est-il possible de dire que cet Être te sera un frisson, un souffle de voix qui t’appellera et que tu n’entendras pas tant que tu t’assourdiras les tympans des chants de sirènes; Il est une heure de repos dans le silence méditatif de l’attention à ce qui vient, il est dans ce pas de danse là que tu entreprends le coeur léger, il est dans ce droit qui jamais ne te quitte, toujours t’autorise de la confrontation avec le devoir – et loin les folies des actions qui dérangent les humains: il faut respecter tout, y compris la vie des mouches et des blattes – il est ce lien qui tisse ton nom au travers les significations humaines, vers un appel constant et plus haut aux meilleures heures du jour, la considération de toutes choses ou des éclats de cette lumière qui est noire et qui s’entend dans le temps, échos, réminiscences, hélation.
Marche une heure et observe comme ils ne se tiennent que dans la matière qui les agrippe comme une glaise; tends l’oreille, qu’entends-tu? De mauvaises intentions en récits calamiteux, des êtres éperdument impudiques et sauvages, au plus distant de ta proximité à la langue, au rivage dont tu es le roseau, emportés qu’ils se trouvent par le tourbillon de limon vers le fond de l’eau, avant que d’être nés, les voici tenus noyés dans ce qu’ils assument pour la civilisation — et toi qui espère la clémence des Eléments à ton acharnement de les prendre à témoin, vois combien tu n’as que peu à craindre: tu es l’élu du coeur de celle qui voyait Dieu dans le rire de vos heures abstraitement charnelles, et qui sait qui se cacha oncques sous les cheveux magnifiques de cette femme?

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Je suis d’ici

Fille de Jérusalem d’ici
ton parfum ta moue ton sourire
ton rire sur le sofa assise là
aux jambes offertes en buste
comme je voudrais te dire
mon désir ahanant de courrier
en torse et en boucles
mon souffle ton attente
haleine végétale
henné sans teinte
sans pudeur le front
de t’oreiller de plume
en cheveux et en doigts
alerte de te frémir là
en Kenland de te blondir
en rougeoiement de drapé
vallée et bois de cerf
nature douce et sensuelle
en bras et en Sexe
enfin nous ensemble
à notre maître destin
d’amants

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fougue d’hiver

rugir à en sourire
s’esclaffe colère
échappe ô contrôle

trembler le corps telle la feuile morte emportée par un mistral
et rire, endiablé dans l’âme

la natte échappée somnole dans le ciel, ses ailes trépignent sur un nuage
tandis que l’Ange dénudé défend de sa fière stature l’entre-deux monde

Fuite divine
Persiennes sur instant de grâce
Le rouge sécrète des oreilles
Ma terre dégringole et le sol s’écaille
s’effrite sous les pieds

car il faut bien fouler
Car il faut bien hurler
en tout
il faut
équilibrer

réduire la sentence
abréger le principe
discursif
trop souvent obsessionnel
trop souvent

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prière au crépuscule

J’ai cru mon père qu’il y avait à espérer
et j’ai douté

en dedans moi cependant
remontent
régénèrent
par bribes
par fuites
les renvois d’enthousiasme
les sourires tirés du cœur
même
la croyance pure d’un espace sans limite
une carte topographique vide
sans ligne sans angle
La croyance pure du vaste infini
du poids léger d’une plume
et l’épais nuage
une matière

en ceci temps nommé
l’heure du bourgeon affamé
de la sève!
du flux!
de haut en bas
de bas en haut
dans l’espace courbe
éternellement
mouvement

et de cette sève goutter
mon père
la vie
même
puisée à la source
arrachée à la racine
l’espoir à présent en bandoulière comme le temps que l’on trimballe
et les pieds dans les mains
avancer sur la tête

L’emprisonnement volontaire, qu’en moi-même j’ai boulonné
a été miraculeusement écourté
les chaînes ont sauté et de leur rupture enchantée
mon âme libre et affranchie s’est tenue la tête en l’air
où le nez hume
où les oreilles seules orientent la marche
comme le chat aux croissants de lune
mes pattes deviennent celles des félins

et c’est le bond
le bond dans l’espace soudain

infiniment
pure croyance

j’ai su espéré
et dedans
quelques fois
remontent
et régénèrent
les frontières a-limitrophes
du divin
du pont
celui qui lie l’extérieur de l’intérieur, l’intérieur de l’extérieur
une vacuité
pleine
une lune plate en volume
dans l’immense
immense
parc

un géranium tue-mouche
soudain

La sourdine anéantie
le son bourrasque et tonne au ralenti
une bulle intacte dans les profondeurs des océans
le sel blanchit et écaille sa membrane
qui, persistante
tente d’approcher le corail voisin, rebondit et monte monte monte
pendant que la berceuse du métronome
tonne
au ralenti

Mon père qui est aux cieux
fait que ma volonté
s’enracine
au dedans du dedans
profondément

ramification-racine

Mon père je dus espérer
dans les sombres et humides meurtrières du château en paille
où languissait la misère du temps vide
inconsolable
le corps assommé harassé meurtri
en cela
le fort sur la montagne givrée
le froid du noir des instants vides s’accentuant
continue parfois d’étaler mes os brisés

alors mes yeux fendillent l’éclair
et j’entends l’écho du
battement battement
bête
fébrile sous la peau
exorcisme du plaisir et du bonheur
battement battement bestial et infernal
tambourine dans ma poitrine
J’attrape au vol mon cœur et la mort instantanée et temporaire me fait sentir le poûls gonfler mes veines
j’atterris après alunir
le noir enfin s’estompe
les façades les vitres la pluie
tout l’environnement s’évapore alors

et c’est tout le poids des mauvaises consciences qui s’évanouit et le brouillard qui s’éclipse

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GENERA-TION SOMME NAN BULLE

Dis, tu dors?
vision nette portant de tes yeux ouverts

comme ils sont grands gros et gras
comme ils sont ouverts tes yeux!

tu as pu t’assoupir
vision incertaine d’un corps en fumée
vision compacte d’un corps transparent et vide
et comme tu marches

dis tu dors?

regard panoramique et concentration de la pupille sur un point fixe

toi

Somnambule de traverse
toi
qui sais si bien dormir en marchant
et bailler
la bouche déployée
les yeux plissés grands ouverts
et tu marches en dormant

tu empruntes inlassablement la tangente
la parallèle
ton cœur en une boussole déréglée guidant peu à peu tes pas décidés
et continuant à marcher
tes yeux sont ouverts de ne rien voir

tu manques d’écraser un nombril en foulant la terre de la plante de tes pieds
de tes talons s’échappent un nuage de poussière qui prend bientôt la forme de ton corps, ils se confondent
on ne peut distinguer qui du corps ou de la fumée fait naître l’évanescence

ton corps enfumé

en dessous de tes pores et encore avant la paroi de tes muscles s’est glissée et cachée la peau morte
de ceux
d’avant

et toi, tu dors à travers le temps
somnambule

tu flaires
tu effleures
la réalité
plongé dans le sommeil tu continues de marcher vers la fin du monde
convaincu que tu marches encore à la quête du lieu où tu voudrais vivre
tout assoupi
tu vis
tu flanches
et la peau neuve s’étiole
et la peau morte de désintègre
car endormi
tu meurs à mesure de la vie

Vision soudaine exceptionnelle
c’est le jour de ta mort où tu crèves
ton corps fond dans le sol et tes deux yeux en ressortent
deux petites protubérances charnelles
qui clignent

Tu te tournes et formes une montagne
tu veux regarder derrière toi
tu veux voir ce chemin parcouru avec tant de hardiesse
Et Dieu lui-même te pince pour que tu y croies
et là en face dans ton arrière
tu le vois
ce pays
où virevolter tu voulais
derrière
en face dans ton avant la mort aspire et t’extirpe à la vie

enfin réveillé tu es enfin réveillé
pour voir la mort en face
subir le temps du passage transitoire
l’échappée belle avant d’en retourner à la terre

Et Dieu te pince pour que tu y croies
dors-tu encore?

Il est tard et l’arrière-goût du regret comme seul souvenir
la mémoire aigre

et ce souvenir puissant de l’enchantement perpétuel de l’acharnement vital
qui te faisait espérer le paradis, qui te faisait l’imaginer aux abords de la terre
au loin
tandis qu’il se dressait devant toi

Ce lieu
d’avoir été tant contourné
mille et une fois
au moins
pour n’avoir jamais plongé dans l’être-là
à toujours vivre endormi et marcher tout en rêvant
les rêves pourfendant les murs
avant que toute la mort te gobe entier

génération somnambule
écoute tes souvenirs avant que de perpétuer la contagion mortelle de la léthargie
écoute au-dedans les chuchotements
sentir les artères bouillir
entendre avec l’oreille
rire avec les dents
rêver du cheval et se réveiller avec son sexe
rêver de boutons de roses de tétons comme la lune

rêver à l’essence vitale, le souvenir d’un chameau d’un saule pleureur

en une essence mêlée de matière chair
somnambule ouvre ton œil et puis les deux
dois-je continuer à croire que tu dors
encore?

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P.I.B Mammouth

Je suis le chasseur des temps modernaux
A ma ceinture, je porte le fourreau
garni de liasses
par mille et par centaine
je me démène
pour le flouse

ma voiture cent chevaux
ma route une plaine
ma carte de crédit que je dégaine comme en son temps l’indien tirait la flèche.
Point de communion ni d’assemblée commune n’arrivent à me convaincre de vivre et d’agir auprès de mes frères
l’agora est loin
l’âge de pierre enfoui
j’ai une cuirasse pour pédaler

J’ai faim toujours plus faim
la graisse, la bouffe
hum c’est bon le mammouth

je jouis je baise
et la capote en latex

et le doute toujours, engendré malgré moi par cette ère rationnelle qui abonde de mythes isolés
de mythes sans rite
de récits sans magie

Mammouth autrefois se déplaçait en nombre à travers les lignes droites qu’à force d’emprunter le troupeau régularisait à travers la vaste plaine
La Nature sauvage
équilibrée en tout
La Nature sauvage
imposait la chasse pour la survie
et le coeur palpitant
la course des lièvres poursuivis par la meute de chiens
les corbeaux gobant l’oeil du cadavre avant putréfaction

et l’homme, la plume dans la tresse
l’os dans les nasaux
chantait et dansait aux rythmes des tambours
ses pieds faisaient résonner la terre
ses battements de mains fissuraient les cieux
le sourire mêlé de peur sur chaque visage des mères rassemblées
l’écho de sa voix balayait les feuillages
autour du feu et des gerbes volantes
l’homme se prépare à la chasse

Sans doute en était-il ainsi
que mon corps mémoriel dit

Aujourd’hui
maintenant
le mammouth un PIB
les industries se délocalisent vers de nouveaux paradis

et c’est en cela l’espoir, qu’il ne faut pas craindre en vain
car ici
il y a désormais la place
disponible
du temps à penser
du temps à tisser
du temps à braiser

le feu guerrier en nous éclaire
croire
plus de doute au sujet de notre fidèle et féroce compagne
la FOI

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Dostoïevski ‘s sentence

“Aliocha lut avec surprise, relut, réfléchit et soudain se mit à rire doucement, avec félicité. Puis il tressaillit, ce rire lui parut coupable. Mais un instant plus tard il rit de nouveau, aussi doucement et avec la même sensation de bonheur. Lentement il remit la lettre dans sa petite enveloppe, se signa et se coucha. Le tumulte de son âme avait soudain disparu. “Seigneur, aie pitié de tous ceux de tout à l’heure, garde-les, ces malheureux et ces agités, guide-les. Tu as les voies : par ces voies sauve-les, Tu es Amour, Tu accorderas aussi la joie à tous!” murmura-t-il en se signant et s’endormant d’un sommeil paisible.”
Les Frères Karamazov

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Ode à ton chevet

“Puis le mélodieux appel du fleuve monta vers les lucarnes neuves, et les chevaux de bois, aux carrefours extérieurs, vantèrent le vin blanc et la chambre d’auberge.”
Alain Gheerbrant, L’homme troué

Suspendu au dessous
de la corniche
un grand espace vide
mon cœur débattu
voûté vers le ciel
lancé, tendu, percé
en forme de point ferme
brandi vers tes seins
interrogeant toute tentative
sauvé de la chasse au monstre
continuatrice de la surdité
une prière soudain
le volant de silence
tourne
tourne
tourne
en enfer ton absence,
et les poings fermés
à l’attention divine
une qualité distante
du sourire à ta bouche
remarquable enflamme
la partition ajournée
cette heure alanguie
contre ton flanc la peau
douce le clavier au trempé
ininterrompue interjection
de ma tempe si blondie
et vivante de lumière crue
au point de t’évanouir las
de ne pouvoir tenir présente
la congère de cette vacance
infinissante

Je m’en reviendrai
des apparences trompées
des faux-fuyants
des troncatures perspectivées
des errements de fumée
des volutes et des toiles
des voilures et des masques
des faussetés des avis
des fossoyeurs de l’amitié
vers l’amour le seul vrai
et nous serons
au scandale le principe
fixe
d’une révolte le tour
par delà l’époque
aux plumes et au cabaret
le firmament introuvable
telle fâcheuse tuile
sur un tapis volant
déjetée
comme une ancre
jamais plongée dans les eaux
d’aucun port le vaisseau
invisible des trombes
de niaiserie de nous voir
aperçus des listes sociales
cadrés, remarquablement là,
benêts badauds des déboires
conjugaux.

Cette qualité de rire ensemble
cette éperdue à cœur fendre
où s’arrête-t-elle
quand je meurs
sur la paille de ton destin?
Non, et le souffle s’en donne
tant de reprise
gain d’haleine ouverte
de nous trouver
de nous reconnaître
travers des temps
un jeu d’aimants
correspondant motif
sans relâche le vivant
du vivant dedans le dedans
alangui alentour les agapes
dessus la prière
éternellement.

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Auguste jamais

Toute nuit le jour paraît forte
qui s’élance vers toi qui se donne
à chemise ouverte au dossier
de l’amour de toi qui t’élance
qui te donne à chemise ouverte
au dossier de l’amour de l’amitié
de toi et pour l’amitié de l’amour
versé au dossier de l’entente
du rire
du baratin
du chafouin
de respirer
de marcher
du silence et
de la fête de toi.

Tout ce qui compte à cet augure
auguste soirée de nos pas de danse
dans le lointain de la guerre ouverte
à plat de nos rêves et dans les nuages
de toi à moi une ligne de tes vers
de ta rage de comédie de tes airs
de toute ta tête d’épingle en bouche
de dire le sujet de moi à toi le désir
de délivrer nos cavaliers de fougue
et de sainte science de l’être de folie
que nous fûmes et je le redis
à croire des idées folles
la scandaleuse amitié de
la suite de nos pourparlers
de feu et de joie les mines
de la défaite à la défaite.

Je renonce à te joindre
le point de nos ébullition
le frein de nos vies épanchées
la fin de ton souffle contre
mon souffle dans l’air d’être
ensemble ce que nous ne seront
qu’un après-midi de faunes
à la soirée d’un jour d’hiver
allongés par la soif
éperdus à
jamais peut-être

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brio

Ils sont installés aux travers des vitres,
flous et translucides les démons froids de l’hiver déclinant,
matérialisés par les gouttes de pluies transversales
Ils apparaissent en pagaille

Dilués dans le reflet des glaces teintées noires dans la nuit sans lune,
ils hantent le silence et glacent les vapeurs
rendues à la terre
éclatent le givre
ils dansent dans l’obscurité profonde
Dans le creux de l’édredon la chaleur froide de la peur aiguise la pupille
elle adapte sa focale et voit maintenant dans le sombre vide

ils dansent frénétiquement et le creux de plus en plus creusé de plus en plus large
et le corps rétrécit et halète
le sombre vide est habité par les monstres
Le grand chef indien au chapeau melon
le bourreau à la tête de cochon
l’institutrice sans tête
le coquelicot aux incisives aiguisées
le squelette à fleurs
les abeilles tueuses
le wagon rougeoyant
le pendu qui bande
la pute excisée

tous les monstres la ronde en bétail
hantent
le sombre vide de la nuit sans lune
et le creux toujours où s’enfonce la chair, l’esprit reste en l’air
vole au-dessus du Léviathan ayant délaissé les vagues pour arborer ses milles visages, ses milles langues
il s’élance encerclant la terre
aspire les âmes de ses milles bouches
les âmes qui respirent

il encercle la terre
de la queue de la tête
nul ne saurait voir le bout
il encercle la terre et terrasse tout
les rêves et le bleu
le jasmin et le feu

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Regain

Les bons génies de l’hiver au croisement des saisons
ont raison des âmes musiciennes, et les mains poétiques
trinquent un néant de pale fortune des temps nouveaux
quand les oreilles s’enterrent au plus sourd de la place
pour pelure une aubaine de giboulées et de chapeaux
entretenu des rêves mièvres le désir en traîneau
sur cent feux ouverts au même linéament d’aboutir
au grand zéro étale de la rive comme une ombre
morte des silences assourdis de chuchotements
bref aperçu d’une suite sans retour à la glorieuse lande
d’oubli nous sommes à la porte et les pieds éperdus
vagabonds de sable aux prises émouvantes
dans le frais des soirs blêmes à ronger tout cet os
dans nos bouches un parfum d’ocre calcaire le goût
de la renaissance au plus fort des bourgeons
en attendant pour la fuite un avant dénoncé
de nulle accointance de sentiment l’arrivée
du printemps calfeutré dans nos heures grises un redon
d’atours pour adresser les vœux de la nature
à notre affront de nous voir nous entretenir
de la claire aménité de nos bons mots

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Jugulaire

En un feu qui ranime la gorge, la voile du grand mât éteinte
Le pirate à l’œil unique observe l’horizon plat
Sans vent, sans bruit, ses bras à couvert, las
Titube sur le pont zigzague sur la vague qu’il voudrait étreindre

Le feu s’étale sur plusieurs paliers de sa jugulaire et teinte
Ses cheveux d’un rouge vif comme un cœur déplié sur le bois
Son corps est un tronc encastré dans le fond dur, il abat
Ses monstres riches de fureurs et éradique ses plaintes

C’est le calme après la tempête, c’est le vide du trop plein
C’est la stupeur d’après la rage, la solitude comme une loi
La langue et les suffocations font de lui un chien aux abois
La soif terrible de la jugulaire, d’un courant d’air de lin

La nécessité d’un baume, se cacher du sel, en vain
Il y voit clair, il voit bien son reflet se détacher de l’eau, là
Oui, sur la nappe bleue, son reflet de borgne en émoi
La certitude dans la gorge, la lucidité qu’il agrippe de ses mains

Les relents du noir remplacent les anciennes effluves du bain
Où autrefois, sans moustache, il nageait comme un poisson-chat
Il était alors sur deux jambes et sa gorge claire roucoulait des lalala
Maintenant les râles ont forgé d’énormes enceintes

Et marbré sur la coque
Il pense tout haut
Qu’il faut
Continuer la traversée sur l’eau
Malgré la perte d’un œil
Malgré la gorge et son feu
Malgré les mains sans peau, qu’un reste de nervure

Marbré sur la coque
Il s’attache à la vive pensée d’un horizon perché en diagonale
Une perspective et ligne de fuite à perpétuité
Et tanguer et voguer toujours sur le chalutier hanté

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Sclérose en plaque

Le cerveau, un promontoire
En haut duquel s’agitent les nerfs optiques qui battent des mirettes
L’ombre des dents serrées se reflète
L’œil cherchant à voir au travers du corps, l’âme
Reconstituée à l’état de membres, d’organes, de flux

Le corps, un abri, une carcasse, un sac de tulle
Le corps une forteresse
Où l’âme fantomatique déambule
Entièrement brisée, de bout en bout froissée

Compassion de soi à soi et regard oblique
La machine sclérose
Démange
Gratte déchaîne
Trépigne au-dedans
Seul mouvement rare
La moue
Face au reflet blanc et gris du corps indicateur d’âme enfouie

L’art brut et le gel confinés
Au surplus, l’illusion de la main tendue vers soi
De soi à soi, le bras veut agripper le corps
Veut attirer l’âme et la faire danser

Le corps dérive
Une île

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A ta santé!

Les jours d’ennui calmes au néant du dit
Jours secs au ciel de métal de mars
Font une vie en colimaçon d’Eicher
A revenir exact à la place d’hier
Place de parapluie comme ombrelle
Sur la côte verte face à la mer impassible
D’un je qui temporise de pattes de mouche
Dans un cahier défraîchi d’ombres noires
Autant de possibles rêves de foisonnement.
Or la sécheresse,
Qualité spéciale dans ce désert
Une vie sans eau, sans pois,
Amunitionnée, aphone presque,
Une vie sans réserve,
Privative et ouverte au public,
Vie nulle néanmoins,
Une vie de congre
Attendant la proie d’une phrase
Ou deux entre les rochers immergés :
Le contraire de ce qu’il faut
De poésie pour composer
Un recueil.

Le tic-tac d’un balancier
D’horloge comtoise dans un réduit
Comment l’oublier?
En sortant. Et je sors en effet,
Et je marche la ville saupoudrée
Du grand silence des événements
Minuscules d’un ordinaire
Sans divertissement, face au gouffre
De la nuit qui gagne la mise
En Tartare insondable
Et qui n’attaque que des imaginatifs
Dont je ne suis plus.

Une joie simple
Adossée à quelques pas graves
Les mains aux poches pleines
D’un autrefois de petits cailloux,
Accouru de détresse à la grande santé
D’une musicienne dont le souffle
N’a plus rien des frimas
Et qui me dicte un air blême
Au soin de son trépas.
Une ville a tôt fait de sa ruine
Un fier habitat. Nous sommes
Cette ville au néant du dit
Un contrat temporaire nous y lie
Au silence et c’est là ce motus
Qui actionne de grands gestes
Las.

Une joie simple, le plein être
De ne pas devoir s’époumoner
A beugler quelques vérités
Complexes
La promenade au désert
De l’absence de toi.

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Virtuelle concrétude

- Spéciale cace-dédi au félin digne du bouc des sommets

La brume en peignoir au sortir du lit
Rassure la détresse du silence de la nuit
Évince les regrets de l’attirance désapprouvée de la veille
Sensualité bridée par moi-même sommeille
Hélas
Encore
Dans le giron du ventre
Attendant, espérant la découverte intégrale d’un corps
En son entier
Déceler dans ses profondeurs
Un lac de sucs salés

Bien que l’enveloppe charnelle pris forme à la longue des caresses
Matérialisée
D’odeurs et de pores
Elle s’est dissoute malgré l’extrême désir
Malgré l’unique tendresse espérée
Pour une communion fantasque

Le corps en un bloc démembré
Impuissant face à la contagion de la pensée
Le corps et les pores ont souffert de l’esprit
Qui hanta la chair
L’esprit a détruit toute volupté
Toute souplesse spontanée
L’esprit a détruit
La volupté des souffles synchronisés
Et a renforcé la gerçure organique

Vouloir jouir par le dos
Y croiser ses fossettes
Pour ne pas voir, pour ne pas regarder
Comme pour occulter
Les regards de bêtes civilisées
Comme pour effacer les grimaces du frais plaisir
Encore inconnu

Hymne aux deux parties génitales enfin rassemblées
Hymne au temps que nécessite la difficile entente dans l’intime

Remettre au vent
Faire abstraction
Du savoir d’autrefois
Des certitudes plantées
Faire l’effort d’oublier
Les sensations uniques d’auparavant
Les faire disparaître en fumée
Leur dire adieu

Et invoquer Dionysos lui-même
Et danser des hanches
Retrouver la valse
Immobilisée
Par la présence des souvenirs au présent
Trop pesants
Si vivants

Véritable empreinte sur l’ensemble du corps
Décider à les faire
Valdinguer dans l’ère
Aux oubliettes !

Et pouvoir s’ouvrir
Enfin
À la jouissance nouvelle

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Don Quichenotte et Pense au Sang Chaud

<< – Je t’assure, ma nièce, répondit don Quichotte, que, si ces pensées de chevalerie n’emportaient avec elles tous mes sens, il n’y aurait chose que je ne fisse, ni curiosité qui ne sortit de mes mains, principalement des cages et des cure-dents. >> Cervantès, Don Quichotte, II, VI

La faim est un bouc hagard aux berges insensibles
d’une crue son regard dérive aux orbites déboitées
dessous des chairs inavouables et le loup qui l’habite
ils hantent la chanson d’une traductrice de comptine
elle allonge les jambes sous la table du festin
qui modère le sabre depuis tant d’été la foi déjà
comme la nuit est le temps de l’amour démêlé
mais laisse là le blues de son départ indépendant :
comment savourer un banquet de goinfres
au milieu d’un champ de mines dans le bleu
du Pacifique?

Aucune empreinte ne résiste au temps sur la peau
le miel est dans les ruches au travers les piqûres
un ours sait cela et un grand oiseau de feu aussi le sait
il pousse des gondoles dans les semelles de tes baskets
et des barbes grises à la sueur de mes chemises
et il pousse dans le peu d’espace où nous savons vivre
une rage neuve et si bien sauvage qu’elle y parait
civilisée

Je suis navré des enquêtes mais je ne peux me défaire
de l’aura de l’or du temps dans le creux de nos mains
sur le sol de nos maisons de presse et d’agendas sans trêve
un silence éternue toute entente à la vie vite
mais vidée et demain cette vitesse accusera des mépris
trop de tension dans une veine elle est de confettis
cette valse de joie battant les tempes de ce bouge
dans les joues de s’écouter fantastique une nouvelle
la table est mise et les passants là sont des fusées
qui lancent leur pourquoi sans entendre comment
une longue fête restitue des pentes à des tables
dressées

que n’ont pas des marquises à cinq heures pour le thé

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Solo

« Tout homme qui, ne serait-ce que parfois le soir en s’endormant, a tenté de pénétrer l’obscurité de son inconscient, sait qu’il a vécu pour soi-même. Ceux qui ne peuvent trouver leur plaisir dans le monde de la dominance et qui, drogués, poètes ou psychotiques, appareillent pour celui de l’imaginaire, font encore la même chose. »
Henri Laborit, Éloge de la fuite

Wagabonde et
Erre
Vague
Dans l’espace inconscient
Subrepticement
Marées

Regorgent
Foisonnent
Méduses et algues échouées
À la surface du désert de sable

Ses pieds en spirale filant entre les dunes
Repoussent avec grâce les limites du territoire
Échappant aux visages comme une tâche de lune
Ils condamnent le retour rédhibitoire

C’est ainsi que

Le pourpoint dépecé de cactus
Arbore l’armure lisse de colosse
En fer-blanc tordeur
Et brandit la lance en épi
Dépose son centre au zénith

S’installe au milieu de la terre
Une moule esseulée
à l’image des cœurs solitaires

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Dégagement

On se souvient que Tamar, la bru de Juda, après la mort prématurée de son premier mari, Er, réclama son dû : un enfant – autrement dit, du sperme de la lignée de son mari. Juda appliqua la règle du lévirat et lui donna pour second époux son second fils, Onan. Et si Onan “se soulageait par terre”, c’est parce qu’il ne voulait pas faire un enfant qui ne lui appartiendrait pas, qui porterait le nom de son frère disparu. Et Dieu le tua, non parce qu’il se masturbait, non parce qu’il refusait de mener à son terme la relation sexuelle, mais parce qu’il se croyait seul propriétaire de son enfant.” – Tobie Nathan, Nous ne sommes pas seuls au monde

Tout le jour nous avons marché
Cent lianes de ronce lacèrent
Nos mollets, la fatigue et l’humidité,
Le jardin est un four et dans ce désert
Végétal installer une brique nous reposer
Frotter quelque bois susceptibles
De s’enflammer, recomposer le foyer
Malgré l’adversité.
Et nos soirs sont semblables
A cette heure de recours
A des artifices sacrés.
Revenir à de meilleurs sorts
Et en des temps semblables
A ce jour harassant se tenir
Là debout sur le sol décomposé.

Au dédale perdu de l’enfance
Retrouvée
La source monstre du rire
Éperdu car
Nous avons déjà gagné
Les fleurs et le goûter
Le bonheur hors tout crédit.
Insondable plaie d’enfance à volonté
Une qualité de regarder
Loin des horizons graves
Le soin de calmes siestes là
Nous aimer sans compter
Aux heures affolées du tableau
En nous jouant des comptoirs
De la réalité.
Cette qualité d’être nos parages
Eldorado pas très sage
Une fière allure sans affaire
D’aucune productivité.

Une heure à la bibliothèque,
Vastes horizons bleus la ville en dessous
Et son automobile grouillante.
Nous est offert ici le plein air
D’un bain frais des poussières
Fines des âges, et la baie vitrée
Infinie d’une heure qui en chevauche
Cent autres.
Le choix très vite dans les rayonnages
Du contemporain, et un fauteuil
Dans ce petit cahier commençant
La douceur des aveux.
Allez, rien depuis la double vie
Que l’après-midi, rentrons!

Potache, nulle inquiétude,
Aux paradis poursuivis d’enfance
Nulle tâche au pedigree d’héroïsme
Ici un drap brave en sera le tombeau
Et dans ce prurit toute eau trouver
Son épaississement
Au plus loin des tourments

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Crétin de chat!

J’étais celui que je suis maintenant, et pourtant j’étais un autre, soit, un homme qui ne tremblait pas devant lui-même, qui ne s’apercevait pas qu’en lui, le soir était venu, parce qu’il ne voulait pas du tout le voir. A l’époque, sans avoir la moindre envie de le reconnaître, j’avais en effet dépassé mon midi. La plaine de la vie s’étendait devant moi, non pas rébarbative, certes, encore que sa vue ne me parût pas des plus accueillantes. Ce n’est que peu à peu que le désir s’éveilla en moi d’apercevoir dans chaque objet une sorte de question.
Une jeune fille, par exemple, entra dans le cercle de mes expériences.
Occupé, ainsi qu’à l’ordinaire, à forger des plans de travail ou de crépuscule, j’étais allongé, oisif, soupesant toutes sortes d’indécisions dans une chambre belle et claire où il me semblait que je devais obtenir beaucoup de résultats. J’avais l’impression que dans la mesure où le soir était venu pour moi, c’était le moment de prouver tout ce que je savais faire. La jeune fille qui me faisait face aperçut cette “non coïncidence avec moi-même”, et je m’imaginai assez longuement, c’est à dire en détail, qu’il était urgent de faire sa conquête, vu la connaissance qu’elle avait de la situation dans laquelle je me trouvais. Je ne me demandai pas si la chose à laquelle je semblais résolu m’était d’une quelconque utilité. Elle était belle parce qu’elle me voyait dans toute la laideur d’un doute sur moi-même. Le seul fait que je croyais devoir la soumettre suffisait à lui donner une certaine beauté. Entre autres, elle me paraissait drôle, aussi j’admis la chimérique idée que j’aurais beau jeu de jouer avec elle.
” – Robert Walser – J’étais un moineau

C’est dimanche!
La belle journée de printemps
A fait long feu
Mais la ressource ne manque
Jamais à nos coeurs vagabonds :
Contre le mur aux étagères lourdes
Des promesses tenues et à venir
De milliers d’autres lectures
Adossées à un coussin de plumes
Les pieds dans une couverture
Un livre ouvert sur la table
Un autre sur les genoux
Un troisième dans une main
Tandis que l’autre main cueille
Le petit carnet vert Clairefontaine
D’un coup de Parker Vector plume “F”
Aux motifs incas de 1996.

Quel enchantement
Crisse, zèbre, la fourche de métal
Tenue entre les boules digitales
Le papier des pages bruit
Miniature de tonnerre en tournant
La pensée vrombit là sous la lampe
Volute comme la fumée dans le cendrier
Chargé des efforts de tous nos poumons
Disponibles encore et encore à s’exciter
Neurotoxiquement à jaunir toutes nos dents
Soudain là
Au seuil du soir
Quoi?
Il est déjà si tard?!

Le chat ronronne sous la couverture
Même si nous n’avons pas de chat!
Et des fourmis par milliers s’échinent
A nous retenir les pieds obnubilés
Par la pensée de la tête :
Comme nous sommes si bien
Des êtres duels, de la tête aux pieds!
Le chat sait cela, qui rêve à la chasse
Aux moineaux dans les taillis
Il bâille nous donnant des noms d’oiseaux
Les yeux mi-clos même
Si nous n’avons pas de chat!

Nous n’avons pas de chat
Sous la couverture mais des pieds
Et des livres plein les bras
Et nous lui répondons
Dans son dialecte bête :
Nous n’avons pas besoin de rêver
A la chasse dans les taillis, non,
Car nous avons tous les mots!
Mais le chat s’en moque
Il ne sait pas ce qu’il perd,
Crétin de chat!

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G.

Un tronc branché
24
24
Un tronc de veines
De sève en stries
Soupape chaudière à l’ouïe
Entends attentivement les murmures du sol de parce que les pieds
Sont racines
Adhèrent au sol et rabotent la frontière

Le souffle de nuées claires
Parsème l’atmosphère de globules

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Bisbille psycho

L’état corporel amoindri
Inconsciemment torturé
Songe en rature
Alourdi d’images projetées
C’est le reflet teinté de la conscience endormie

Il sent pousser la chair comme une jonquille jumelle
La gaieté d’en dehors
Propage le long du dorsal orbital de clarté
Le stimuli discret d’un réveil exposant et droit comme une fente

Une pièce entièrement vide non point même effet que la monstruosité du frontal
Horizontale visue du point fixe d’en face qui s’incruste au-dedans
Le javelot fatal en poitrine suffoque

Retour à soi par autrui
Partage de charades réciproques
Fruit de la conscience somnambule
Qui marche le long d’un long fil fin sans paraître
Le moins du monde
Déséquilibrée
Non point
Elle marche sur une route bien définie bien stable et bien plate
Macadam tout tracé
Une eau de roche
D’où l’on voit les truites avec des yeux de mouches

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Cadavre exquis I

A l’a-rythmique bagout
dans la peau dansent les muscles
le tohu fait boum! bohu
ouah tchik tabou kadaboum!
la grimace diapason des lèvres
troussées au ciel Turner des cerisiers
au disjoint des heures
fraîches en séjour parfois lumière
sans fardeau rêve de juillet
à l’avril sans trêve la trame
d’enfance reprise à volonté
stance donnée au gré ensemble
des cordes oreillées en chantier
qu’abouche au bidou whap!
dans le cœur tant que dans le bas bop!
oh oh! d’une crête le râle dans les sangs
d’un poëte! réchauffe noctambule
décape feuillette des bras de jambes
le tronc de sève et force itous
descendus de la forge des êtres
âme sûre qui monte la saison
des grèves de sable des baies
détours de sentiers les cyprès
près les ronces affolées hanches mains
de côte vers l’océan nombreux des songes
ronge le cristal aux heures chouettes
sourire travers le jour immergé
comme prise de flûte su’l'âme
à l’envi d’un pousse-en-l’air
le soin de l’ère du temps s’épaissit
sans prolongement de là maint
du cosmos alentour une toile percée
fredonne la mélodie simple du cours
en ronde des choses en cycles alléchés
de firmaments en bouquet de brume
couleur printemps délavé des pluies d’hiver
le neuf paradis des jardins bourgeonnants
au frêle du soir manant
sous le halo de l’équinoxe rousse
la pluie d’étoiles nuit noire
où nous dansons réservés des prières
où nous gisons dans les herbes
et chauffons l’envers de nos vestes
les souliers troués flirtant avec les pierres
roulant sous le tonnerre des bois
tant que l’orage rien n’éteint
et lors transparaît tout un grondement
de zèle futur à la chevelure
des amants égayer les pigeons mêmes
au tatamis de la corniche
brisant les lois de la pesanteur
en divaguant dans le flot
innombrable des jours
annulés point

De la nature des crawls dans les fougères
le sentiment des récitations s’empare
désarmé des frondes la maraude des tours
au désarroi des verrières amincies
explicitant les complices des causeries
sur le thème de la verdure des amours
prises agiles des pieds dans les vers
en couverture qui protège à peine les élans
des pulsations des sursauts et r’bonds périlleux
de l’actionnée immédiateté du palabre
dans l’atmosphère, geste, le fendre l’air
des bras les pas du ramdam de velours
au minerai impassible une redondance
parade imper dans le dire des inventives
invites à suivre de l’auguste goût le continué
d’indécision presque pour plonger aux arrosoirs
les pleurs dont le sel rappelle la mer

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Cadavre exquis II

Envahi par la chevelure des mansardes
à même le tatami sur la corniche
un poète
en chauffard nocturne sans cape
feuillète des bras et des jambes
c’est un tronc de sève
qui descend de la forge des êtres
sans fard aux rêves de juillet
Son besoin de prendre l’ère quand le temps s’épaissit
Prolonge la main du cosmos
dans le détour des sentiers
les cyprès et les ronces
les grèves et les baies de sable
vers l’océan nombreux des songes

tourne
en ronde
en cycle
un bouquet de rimes
lavé par les pluies de l’hiver
sous le manteau de l’équinoxe rousse
où tous dansent réservés de prières
Un diapason dans le flot innombrable des jours annulés.

Pour couverture
Les prises agiles
du pied des verres
le poète
palabre
puise aux arrosoirs
l’amer des pleurs
presque pour qui sait plonger
au top
dans là
retrouve le goût reconstitué
de la nature des crawl dans les fougères

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Antidote au présent du temps

Les temps qui couvent
Abjects
A nous amoureux de l’amour
Sans faux-semblants
Qui nous assaillent
De leurs terrasses et démonstratrices
Expertes du faux sans dédit ;
Il nous faut à dessein
Passer sur tout ce par-
Aitre en arborant
La tenue de la ville
Des habitants et briller
Notre saoul de parure
Accorte et selon
La prière de la Prêtresse
Consommation du Diable-
Par-la-Queue
, la barbe
Au nez ri d’une jeunesse
Décervelée questionnant
Demain la possibilité
Même à proportion
D’un s’entretenir de bon
Aloi et passion-
Nément des sujets
Spirituels à mesure
Poésie Art et Mesure
En espérant penser
Peut-être au soir
Un peu beaucoup la folie
Sans complaisance : ce que
L’on trouve derrière le rideau
Des apparences, la solitude,
Solution revêche dans la vie
De chacun d’une ombre montante
Le long de la treille principale
Du bain
Quand il nous prend sans heurt
Gravement et au milieu d’une joie
Néanmoins première,
Qu’à l’heure de la Grande Marâtre
D’ossements
nous ne serons
Qu’un peu de mémoire définie
Sans affolement, dans la poussière
Un passé simple sans détour :
Une mèche d’amadou démodée
Rongée à mort sans rémission.

De là le feu nourrir au soleil
Des vivants d’un appétit pour
Lamentation et sa Mégère
La Parade
des déguisements
Désormais sans agapes amoureuses
Comme on le voit partout
Au désert s’avançant de la vie
Geekement no life et sexeless-ment.

Cette misère entr’aperçue
Aux jointures des beaux vêtements,
Chère bonne de chair dans le concert
Pratiquant fornication sans nique et c’est à dire
Sans les mots pour le dire
Comment la rejeter
Sur la plage là-bas des mauvais vivants?
En nous chauffant les sangs
Ma mie en insistant sans trêve
Sur ce recommencement : notre richesse
Ne trébuche nul métal de prix,
Mais connaît bien des tours
A la mode d’autrefois
Quand les arrosoirs éjouissaient
Des coquillages concrètement.

Ainsi au monde surnombreux
Des accessoires une certitude
Sans apprêt et des promesses
Cependant : au jardin entre soi
Des esprits forts nous savons
La geste sans détour et qui
Secouent les hanches
Au paroxystique entêtement,
Que ce secret nous suffise,
De notre nature à sa définition,
Nous baigne encore et toujours
A fleuve de seul présent!

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o pâle in the kitchen

o comme c’est monstrueux d’avoir les dents longues, n’est-ce pas?
Monstrueux

de tirer la gueule sur dix kilomètres
faire de sa crinière un nuage de terre noire
la langue fourchue colorée de colère
la crête du coq en panache
et faire subir
les pas lourds de la sombre nuit, n’est-ce pas?

Assise, sans maudire
vaque à ses diverses occupations

seul le regard transperce le coeur
pourfend la lumière qui rayonne en face
chasse les guilis dans le cou comme on chasse des mouches

pas de tendresse, ce matin, au réveil
pas d’amour au sortir du lit
pas d’oreilles
juste le vrombissement des cauchemars de la veille, n’est-ce pas?

Pourtant dehors s’égayent les mésanges
les chats se doradent
les lézards s’amourachent
et elle
toujours
assise, sans maudire
pressent les heures graves du devenir
le présent inexistant pèse en conjectures et en souvenirs

Remémore ainsi, n’est-ce pas?
Dans la tête monte le foie
puit où plonge la colère
rejaillissent, le matin, au réveil, au sortir du lit
dans le maintenant du regard absent
les vaines suffocations des regrets
des remords et de l’envie

N’est-ce pas que c’est monstrueux
au sortir du lit
de la voir assise
sans maudire
faire subir au carrelage
sa piste glaciale

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Rapport sur le temps

Le vrai moi de prose
Alter poétique si
L’on veut atelier et sortes
De récits impossibles
Dans le roman actuel
En particulier de soi,
Tombe en poème abstrait.

De cela le ton en est donné
A ce qui emporte l’intérêt,
Inter-être qui seul se dit
Épicerie précise d’une épopée
D’histoire aux heures de récolte
Des avis sur ce qui ne va pas
Dans le concert-socius
De la rencontre continuée.

Épicerie majeure en principe,
Minorée
Comme se rétrécit un champ
Corail sous la tempête
Délabré de la disparition
Des habitants tels vivants
Qu’ils furent du temps antécaporal
Du mérite capital distinctif
Du siècle contemporain.

De la vulgarité du goût
Entre autre de la barbarie
L’avenir est ce temps
Certain du dépeçage
Parvenu sous la tutelle
De comptabilité du mesquin
A la tête de l’objet de l’intérêt
Commun.

Encore non pas telle forme
Mais se donnant à tout
D’emblée comme ambiance,
Sentiment des relations
A mesure plus ou moins vastes
D’embrasure de l’aperçu,
Recherche en vue
De récapituler en somme
La chronique du présent
De là description.

Ou bien sitôt l’échappée-
Belle du travers répandu,
Ainsi dépeindre les phrases
Des vers qui résistent
A l’aggravation des pertes
D’idée, au passage
Des livres de comptes
Faussés de l’informatif
En période de réclame
A incitation d’opinion
Publique, désastre à son être
De roseau.

Accaparer le temps,
Seule abondance
De vraie gratuité,
Son infiniment d’avantage
Résidentiel sur l’objet,
Chose ou genre
Qu’arborent des branches
De connaissances ordonnées.

Dans le général le commun
Résume la situation,
Et touché il emporte
Le particulier du récit :
Sans issue cette existence
Soumise aux éclats
Des modes successives
- Intacte la singularité d’être,
Cette voie seule de soi-même
Et l’unique art de tout faire
A sa façon inimitable seule-
Ment qu’experte.

Non voué à des Lunes d’Espagne
Future mais présentement
Au creux du temps tel
Berceau ouvert de l’humain
Cette habileté de résider
L’instant.

Quelle histoire, quelle mémoire?
Seulement l’évasion attendue,
L’embellie, l’acclimatation
De soi dans l’éventail
Événementiel, exercice de savoir-
Vivre le long des généralités
Selon la simplicité des âges
De l’excitabilité enfantine.

De la captivité délibérée
Autour du jouer garder,
Heurtée de la connaissance
Cognée du monde à mesure,
En grande personne en charge,
Le souvenir facile et génial
De l’héroisme, de la mutinerie
Infans et non romantiquement,
Faculté retrouvée à vonlonté,
Hors le faux,
De soi dans le récit
Tel qu’il se donne
A la commisération boutiquière
Du gérer la fluidité des stocks
Tels à la liquidation du National.

Et c’est une bonne nouvelle,
Nous avons trouvé l’issue
Du périple à l’heure du mitage
De l’atoll promis à son destin
Désormais selon le dernier
Cri de la situation,
Rendant compte de l’assèchement
Du possible dit de demain.

Restera le bavard récit
Du maintenant de prose,
Coupé de concrétude,
Défié des images
Rapportées sur le pouce
De l’insouciance antécédante ;
Déposée par le présent de craie
La folie du surcroît de rage
N’y pouvant mais!

De l’épaississement de l’étude
Le plus selon le penchant
Singulier, approfondir
L’idiome et la syncrasie,
Travers démultiple du penser à,
Ou fuite hors la mesure productive
Cadencée de normativité fictive,
Sous l’occupation marchande,
Ou comment faire sauter les ponts
Des structures totalisantes
Des modes de vie présentes
En époque dramatisée
Des dépôts de bilan.

Corail déserté des cités,
Ages engloutis sous la presse,
Tout le jour à des fonctionnements
Et des distractions,
Un monde s’élève sur l’ancien
Parlement désavoué,
Migre dans le passé
Irrémédiable et lendemain
Ravagé, débuts d’un siècle
Qui appelle des précisions
Sur ce que nous entendons
Comme vivre ici bas
Selon sagesse et bonheur.

Terrorisme aux clichés de classes
Dans le défilé des masses,
Ménagement des tâches
Et des procédures horodatrices :
leur opposer l’irrépressible
Rébellion jusqu’à l’aboutir
Du persévérer vers l’à-volonté
De la trope d’enfance continuée,
Notion précise
Qui convoque mémoire
Et poursuite telle vers l’unité
De l’azimutage des préoccupations.

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CHAMSSI

Femme d’Orient
Toi qui souris et pleure comme moi
Comme nous ensembles en des temps disjoints
Toutes entremêlées dans l’unique cosmique
Femme d’Orient
Telle Circée pardonna Médée
d’empathie et de sagesse
A fourni à l’autre le soin d’agir et de souffrir pour elle
Femme d’Orient pardonne

Des sourires d’émail innocents se ternissent à travers le monde, le peuple multiplie la progéniture sur les ruines des ravages de rancunes ancestrales
Et toi Femme d’Orient
Tu t’imagines dépendre enfin d’une plus profonde et naturelle liberté
Celle-là même qui te pousse à t’affranchir d’un voile idéologique
Et te parer à nouveau d’un linceul plus démocratique

Ici là
Comme ça avance

Une volupté de masse malaxe l’esprit manifestement pas cher
Pénétrante réalité produite à force d’emmagasinements
En notre fond imaginaire se sont installées des mouches graves
Infectant l’organe en ses profonds séismes
L’esprit dénature un ventre entier
En notre être profond se décompose la vie
Une vie ici-là mérite moins un corps qu’un esprit pensant

Femme d’Orient, je te sais le soleil aux entrailles
Et ici-là le soleil s’est teinté de noir
En nos ventres d’Européennes s’agite la crainte
En nos ventres d’Européennes miaule la plainte
De rendre au corps son allégresse première
Puisses-tu goûter un jour les délices de la pensée travaillée
Sans jamais corrompre ton corps au goût d’olives

C’est dans la peur de l’évanouissement du corps
Qui s’achève en pointillé pour imaginer plus
Et détruire ce qu’en nous, nous sommes
Un ventre
Un sol fertile
Une échappée de sagesse au parfum de miel

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Mystic’s sentence


“A ta question il y a longtemps que la réponse est venue.
Vous l’appelez amour.
Mais cela aussi n’est qu’un éclat d’argile,
car l’AMOUR aussi ne peut être qu’UN.
UN comme la JOIE, un et indivisible.
Cela commence à poindre en vous.
Pas lorsque vous êtes ensemble,
mais lorsque vous êtes unis.
Demande!
L. Comment se fait-il que l’homme tombe si facilement dans le bas, dans le mal?
- Celui qui est tombé ne tombe plus
quand il atteint le bas.
Mais c’est à ce moment qu’il a mal. Et pourquoi?
Parce qu’il ne sert pas.
Il a lâché le seul appui : l’Insaisissable, il l’a lâché.
Il a tenté de saisir le saisissable et cela l’a meurtri.
Ce n’est pas maintenant qu’il a commencé sa chute,
mais c’est maintenant qu’il a touché le fond.
Seul le SOURIRE UN, indivisible, peut l’aider.
Lorsque vous êtes ensemble, les affligés et toi,
tu t’affliges toi aussi
Si tu deviens unie à eux, tu les rendras joyeux
Silence.
Demande!
L. Pourquoi ai-je un tel problème avec le temps?
- Beaucoup d’heures ne deviendront jamais l’infini.

LE TEMPS NAIT ENTRE VOS MAINS
SI L’INFINI EST DANS VOTRE COEUR.
AINSI VOUS AUREZ LE TEMPS POUR TOUT.”

“Entretien 17 avec Lili” in Dialogues avec l’ange, un document receuilli par Gitta Mallasz

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APOSTASIE

L’Homme de peu de foi, en une foule amassé, enterre en soi l’illustre clarté des profondeurs
- De l’en-dehors serein pour quiconque l’observe sans jugement -
Certes en Dieu ne plus vouloir se soumettre, tenir pourtant
Au-dedans, les variations merveilleuses de lenteur

Ces sombres heures de peurs et de craintes
En un mouvement collectif s’étendent
Aboutissent à d’infinies jérémiades
Sur les hauteurs des palissades

Des prophètes enorgueillis, pasteurs des maux dits, hurlent un appel
A l’intention de tous ces aveugles aveuglément aveuglés
Un appel général en voix augmentées
Ils guident les élans d’une masse en fusion

Les dévots délégués à la harangue
Revêtent leurs écailles de sardines
Et en un magma d’illuminations
Tournent en danse sur les autels

Tous appellent le ciel à devenir rouge
Tous veulent entendre les bêlements des sacrifices derniers
Résonner dans les tunnels du territoire calfeutré
Le regard de la foule assortie de terreur accompagne l’orientation des bras qui brandissent l’arme cruelle
A la face du voisin, du frère, du cousin
La foule s’acharne à vaincre les oiseaux de passages
Ces déterritorialisés
Des prophètes acclament la place et la place applaudit
Des larmes colorent les visages de haine et de rancunes

Cette nuit
Est le témoin illégitime
Elle crie, elle aussi
Apostasie !

Montée à crue sur la surface de la terre
Elle invoque la résistante croyance
Implore de cesser le combat
Implore dans son émoi
La charge d’un courage
La fuite
Tous, fuir !
Fuir l’outrage collectif mené par une foule de peu de foi
Qui n’attend qu’un ciel qui tombe sur les tours
Qui n’espère qu’un malheur, qu’une chute qu’une fin sans rime sans séquence
Pour continuer de souhaiter et de vivre
Malheur à l’Homme de peu de foi, qu’en une foule amassé
Prie le monde de s’éteindre tant il éclaire la laideur
Malheur encore à cet Homme dont le courage s’est volatilisé

Cette nuit
En nos cœurs
Soutient l’âme d’une foi nouvelle
Croire en un monde possible
Fuir les sentiers de peurs et de craintes

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Ado Spring of wire

En prise
Toujours branché
Courant alternatif fermé
Et la pupille
Pétille

Une étincelle noire

Son corps mute et lutte, s’ouvre s’agrandit s’affermit et s’affirme
La chair, la bonne chair
jeune et vivace d’un printemps sans nuage
Un bourgeon affamé pousse les veines à jaillir
Au bordage du monde immense et sans frontière
Posté
Toujours branché
Sur le ponton
Encore inconscient du corps imbibé
Son cœur rebondit
Bat à en faire sortir la poitrine

Devant l’ambivalence

Lâchés de sodium chroniques

Sa peau teintée jeune vert
Transparente
On y voit à travers le flux de la sève
l’engouement
On y voit à travers un chemin rouge
la pulsion

Ado entreprend la croisade
La longue
Et
désespérée
croisade
contre l’inassouvi
contre le muet
contre
contre tous
contre lui-même
au-dedans qui ne sait ce qui s’agite

Vert encore après ces sombres années

Après
L’acharnement des désillusions
La carapace contre les ennemis
Une crinière en banderole à la face du globe

Après
Toujours

Demeure un printemps

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Fuite

La ronde de souvenirs parcourt le fil d’une mémoire délabrée

Une romance aux couleurs bourrache

S’épanouissent d’anxieux mélanges sécables
Pourtant indivisibles

Au creux du cœur tourmente
Greffée à la poitrine de lait protubérante
D’où surgissent les parfums de délices
Et éveillent les membres opposés voisins

La Lasse Suzanne enfouie

Jaillissant en pointe sèche
En corde drue et en crinière folle
Repose sur d’inconscients fugaces

Ses doigts fins délicatement pincent le nez
Savoure l’aire
En de lumineuses absences
Les pores pénétrés de sodium

Dans l’entre-là du profond du ventre
Une vipère mange le foie
À mesure des déchirures
La mer
Ravit l’âme dans un fluide lointain
Dans les méandres mémorables qui frappent à la rive
De l’action consciente enfin d’agir

Sur la réelle berge
Immense à longueur de racines
Postée droit devant en fond de volutes sur colonnes perchées
O
Sur la réelle berge
Chavire l’autre
Percutant l’opercule

Suzanne cille
C’est une paupière lourde
Qui dort malgré la pluie
Baillant à en mourir
Tandis que l’Autre s’ébroue de toutes ces forces vives

La Lasse Suzanne enfouie

Pendant que l’Autre hurle sans relâche le corps bizarrement prolongé
Indivisible
Une mort
Une vie

En bloc d’harmonie inséparable
L’Autre
Pardonne d’évincer la part du rêveur

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Jaguar Quantique

Jaguar Quantique

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Que ne suis-je qu’à l’être en cet été!

Un Stéfan fait le malin? — Le malin l’aura

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Souventes généralités vespérales sou -
haitent la blondeur l’autre à la mort
de ne sçavoir la traire avec l’âme ou
re -
D’hommage elle ne sçait Patience avec
Amour: quelle cogneuse rune le dû
De petits poissons sur la grève et
Terrassier de toi et de moi à Ton avis sin-
cère car des Je T’aime perdus en —
Touches écoulées.
Où êtes – vous Belle Isle arrêtée de fatigue?
Pas assez étame re – raréfiée
On

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